Les indemnités kilométriques n’ont pas été revalorisées en 2025 — pour la troisième année consécutive. Cette absence de hausse, confirmée par le gouvernement, impacte directement salariés, indépendants et employeurs qui s’appuient sur ces chiffres pour leurs déclarations fiscales ou leurs remboursements de frais professionnels.

Pas de revalorisation en 2025: identique à 2024 ·
Dernière augmentation: 5,4 % en 2023 ·
Source principale: service-public.gouv.fr ·
Applicable: revenu et URSSAF ·
Véhicules concernées: tous modèles CV

Aperçu rapide

1Faits confirmés
  • Barèmes inchangés pour 2025 — dernière revalorisation en 2023 à 5,4 % (Service-Public.fr)
  • Majoration 20 % pour véhicules 100 % électriques (Service-Public.fr)
  • Barème fiscal identique pour impôts et exonérations URSSAF (URSSAF)
2Ce qui reste incertain
  • Aucun ajustement prévu pour mi-2025 — le cas sera tranché lors du PLF 2026 (Service-Public.fr)
  • Variation mineure signalée dans certaines sources tier3 pour les motos (coefficients 0,094 vs 0,099) (Service-Public.fr)
3Signal chronologique
  • 2023 : dernière hausse +5,4 % (Service-Public.fr)
  • 2024-2025 : barèmes gelés (Service-Public.fr)
  • 2026 : prévu stable (Service-Public.fr)
4Et après
  • Déclaration revenus 2025 avec barèmes actuels en 2026
  • Simulateur officiel disponible sur impots.gouv.fr
  • PLF 2026 pourrait acter un maintien ou une reprise de l’indexation
Donnée clé Valeur Source
Revalorisation 2025 Aucune — identique à 2024 Service-Public.fr
Dernière hausse 5,4 % en 2023 Service-Public.fr
Majoration véhicules électriques +20 % sur barème thermique Service-Public.fr
Barème voitures 5 CV (≤5 000 km) d × 0,636 Service-Public.fr
Franchise minimale déplacement URSSAF 600 € max (900 € avec transports en commun) URSSAF

Quel est le barème des frais kilométriques pour 2025 ?

Le barème 2025 applicable aux voitures, motos et cyclomoteurs reste identique à celui de 2024, publié par la DGFiP via le BOFiP. Cette absence de revalorisation signifie que les montants que vous utilisez depuis deux ans restent valables pour vos déclarations fiscales et vos remboursements professionnels.

Voitures thermiques

Le calcul pour les voitures repose sur la puissance fiscale (en CV) et la distance annuelle parcourue. La formule combine un coefficient multiplicateur appliqué à la distance parcourue, avec parfois un terme fixe pour les trajets moyens et longs.

Pour une voiture de 5 CV effectuant jusqu’à 5 000 km annuels, le taux s’établit à d × 0,636 — ce qui donne 2 544 € pour 4 000 km parcourus (Service-Public.fr). Pour une puissance de 6 CV dans la même tranche, le coefficient monte à 0,665.

Ce que ça signifie concrètement

Si vous ajoutez des justificatifs pour les péages, intérêts d’emprunt ou stationnement, vous pouvez dépasser ces montants — le barème constitue un plancher exonéré de charges sociales et fiscales.

Motos et cyclomoteurs

Les deux-roues disposent de leur propre grille, avec des coefficients qui varient selon la cylindrée exprimée en CV fiscaux et la distance annuelle. Pour les scooters de moins de 50 cm³, le calcul est spécifique et s’effectue sans tenir compte des CV.

Pour une moto de 1 à 2 CV jusqu’à 3 000 km, le taux s’établit à d × 0,395 (Service-Public.fr). Au-delà de 6 000 km pour une moto de 3 à 5 CV, le coefficient retombe à 0,275.

Véhicules électriques

Depuis 2023, les propriétaires de véhicules 100 % électriques bénéficient d’une majoration de 20 % sur le barème thermique applicable à leur puissance fiscale. Cette majoration s’applique au coefficient de base — par exemple, une voiture de 5 CV avec 4 000 km générera 3 052,80 € (au lieu de 2 544 €) grâce à cette bonification.

Point important

La majoration de 20 % est calculée sur le coefficient du barème thermique — elle ne s’applique pas aux majorations de voyageurs ni aux indemnités de séparation.

Quel est le barème des frais kilométriques pour les impôts ?

Le barème kilométrique fiscal permet aux contribuables de déduire leurs frais réels de déplacement domicile-lieu de travail. Il s’intègre dans la catégorie des frais professionnels déductibles, au même titre que les frais de transport en commun ou les indemnités hypocondriaques.

Déclaration impôts sur le revenu

Pour la déclaration de vos revenus 2025 (effective en 2026), deux options s’offrent à vous : l’abattement de 10 % sur les traitements et salaires, ou la déduction de vos frais réels sur justification. Le barème kilométrique entre dans la seconde catégorie et vous permet de calculer une déduction forfaitaire basée sur vos trajets réels — dans la limite de 40 km aller, sauf dérogation pour raisons de santé ou contraintes professionnelles.

Plafonds par puissance fiscale

La formule change selon la distance parcourue : pour une voiture de 4 CV entre 5 001 et 20 000 km, le calcul devient (d × 0,340) + 1 330 (Dispofi). Ce terme fixe de 1 330 € reflète les coûts fixes de possession du véhicule qui s’amortissent sur les trajets moyens.

Exemples de calcul

Un trajets de 600 km avec une voiture de 5 CV génère une indemnité de 381,60 € (600 × 0,636) (L-Expert-Comptable). Ce montant est exonéré de cotisations sociales et déductible de l’impôt sur le revenu.

En résumé : Si vous avez parcouru 10 000 km avec une voiture de 5 CV en 2025, votre déduction fiscale s’élève à 6 360 € — un chiffre à comparer avec l’abattement forfaitaire de 10 % qui ne représente que 4 000 € pour un salaire de 40 000 €.

Quel est le tableau des frais kilométriques pour 2025 ?

Voici les barèmes officiels 2025 pour les principales catégories de véhicules, selon les données publiées par la DGFiP et confirmées par Service-Public.fr.

Cinq tranches de puissance fiscale, trois fourchettes de distance annuelle : voici comment se structure le barème des voitures particulières pour 2025.

Puissance fiscale Jusqu’à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,529 (d × 0,244) + 1 425 d × 0,303
4 CV d × 0,570 (d × 0,340) + 1 330 d × 0,370
5 CV d × 0,636 (d × 0,404) + 1 160 d × 0,436
6 CV d × 0,665 (d × 0,430) + 1 175 d × 0,454
7 CV et plus d × 0,697 (d × 0,461) + 1 180 d × 0,479

L’application du barème selon la tranche de distance reflète l’amortissement des coûts fixes : plus vous roulez, plus le terme fixe s’ajoute au coefficient pour éviter une surcompensation.

Pour les deux-roues motorisés, la grille présente moins de tranches mais reste structurée par puissance et distance annuelle.

Type de véhicule Tranche distance Formule
Moto 1-2 CV Jusqu’à 3 000 km d × 0,395
Moto 1-2 CV De 3 001 à 6 000 km (d × 0,099) + 891
Moto 1-2 CV Au-delà de 6 000 km d × 0,284
Moto 3-5 CV Jusqu’à 3 000 km d × 0,468
Moto 3-5 CV De 3 001 à 6 000 km (d × 0,151) + 950
Moto >5 CV De 3 001 à 6 000 km (d × 0,079) + 1 583
Scooter <50 cm³ Jusqu’à 3 000 km d × 0,315
Scooter <50 cm³ De 3 001 à 6 000 km (d × 0,079) + 709
Scooter <50 cm³ Au-delà de 6 000 km d × 0,198

Le coefficient « d » représente la distance totale parcourue dans l’année. Vous pouvez additionner tous vos trajets domicile-travail, visites clients et déplacements professionnels pour obtenir votre chiffre annuel — à condition de justifier ces kilomètres par un carnet de bord ou une application de tracking.

L’astuce pratique

Pour les scooters, le barème ne dépend pas de la puissance fiscale mais uniquement de la distance parcourue, ce qui simplifie le calcul pour ce type de véhicule.

L’implication : ces barèmes couvrent l’ensemble des charges liées à l’usage d’un véhicule (dépréciation, carburant, réparations, entretien, assurance, pneumatiques) — selon l’analyse du BOFiP et des spécialistes comptables. Pour les frais de péage et de stationnement, un ajout sur justificatifs reste possible en complément du barème.

Quel est le taux kilométrique autorisé pour 2025 ?

Le taux autorisé pour les remboursements d’indemnités kilométriques par les employeurs s’appuie sur le même barème fiscal — c’est la référence partagée entre la DGFiP et l’URSSAF pour garantir une cohérence entre déduction fiscale et exonération de cotisations sociales.

URSSAF exonérations

L’URSSAF accepte l’exonération des cotisations de Sécurité sociale pour les indemnités kilométriques versées aux salariés, dans la limite du barème fiscal. Cela signifie que si vous remboursez un salarié selon le barème officiel, vous n’avez pas à payer de charges sociales sur ce montant — à condition que les trajets correspondent aux règles (principalement domicile-travail).

La franchise minimale de déplacement (FMD) pour 2025 s’établit à 600 € maximum pour les frais professionnels, avec un plafond de 900 € si le salarié utilise également les transports en commun (URSSAF).

Employeurs et salariés

Pour l’employeur, le remboursement au réel (sur justificatifs) ou le paiement au barème sont deux options légales. Le choix dépend de la fréquence des déplacements et de la simplicité administrative recherchée. Le barème offre une certitude juridique immédiate : tant que l’indemnité ne dépasse pas les seuils officiels, elle est automatiquement exonérée.

Indemnités forfaitaires

En dehors du barème, une indemnité forfaitsaire de 0,25 €/km peut s’appliquer pour les trajets de moins de 40 km aller, avec un plafonnement à 200 € hors barème — selon certaines interprétations comptables. Cette option convient aux trajets ponctuels ou aux situations où le salarié ne peut pas prouver ses kilomètres.

Attention aux pièges

Si vous dépassez le barème officiel sans justificatifs complémentaires, la partie excédentaire devient un complément de salaire soumis à cotisations sociales. Conservez toujours un carnet de routes ou une exportation GPS pour défendre vos montants en cas de contrôle URSSAF.

Quel est le barème des frais kilométriques pour les particuliers ?

Les particuliers peuvent utiliser le barème kilométrique soit pour leurs déclarations d’impôt sur le revenu (option frais réels), soit pour demander un remboursement à leur employeur s’ils utilisent leur véhicule personnel pour des besoins professionnels. Les règles diffèrent selon le contexte d’utilisation.

Salariés en télétravail

Le télétravail n’est pas considéré comme un trajet domicile-travail au sens fiscal — il ne permet donc pas d’utiliser le barème kilométrique pour les jours de travail à domicile. En revanche, si un salarié effectue occasionnellement des déplacements professionnels depuis son domicile (visites clients, réunions hors sede), ces trajets peuvent être pris en charge via le barème.

Indépendants

Les travailleurs indépendants (autoentrepreneurs, professions libérales, gérants deSARL) peuvent déduire leurs frais kilométriques en tant que charges professionnelles déductibles. Là encore, le barème fiscal constitue la référence — et permet de simplifier la comptabilité en évitant de devoir prouver chaque dépense de carburant ou d’assurance.

Majorations spécifiques

La majoration de 20 % pour véhicules électriques s’applique à tous les contribuables, salariés comme indépendants. À noter : elle est calculée sur le coefficient de base du barème de la puissance fiscale correspondante, pas sur le montant final de l’indemnité.

Ce qui importe : le barème ne varie pas selon les régions en France métropolitaine — il est national et uniforme, éliminant tout risque de différence selon votre lieu de résidence ou de travail.

Comment calculer les frais kilométriques 2025

Le calcul repose sur trois données simples : la puissance fiscale de votre véhicule, le nombre de kilomètres parcourus annuellement, et la tranche de distance dans laquelle vous vous situez. Voici la méthode pas à pas.

  1. Identifiez la puissance fiscale de votre véhicule — elle figure sur votre carte grise, champ « puissance fiscale » ou « CV ».
  2. Calculez vos kilomètres annuels — additionnez tous vos trajets domicile-travail et professionnels documentés sur l’année.
  3. Déterminez votre tranche — jusqu’à 5 000 km, de 5 001 à 20 000 km, ou au-delà de 20 000 km.
  4. Appliquez la formule correspondante — coefficient multiplicateur (d × X) pour la première tranche, formule avec terme fixe pour les tranches supérieures.
  5. Vérifiez avec le simulateur officiel — l’outil disponible sur impots.gouv.fr permet de confirmer votre calcul en quelques clics (Impots.gouv.fr).
Exemple concret

Vous possédez une voiture de 5 CV et avez parcouru 12 000 km en 2025. Formule : (12 000 × 0,404) + 1 160 = 6 008 €. Ce montant devient votre déduction de frais réels si vous choisissez cette option plutôt que l’abattement de 10 %.

Ce qu’il faut retenir : le barème constitue un minimum garanti — vous pouvez toujours demander le remboursement au réel sur justificatifs si vos dépenses sont supérieures, mais vous devrez alors prouver chaque poste (carburant, entretien, assurance, amortissement).

Chronologie des barèmes kilométriques

  • 2023 : Dernière revalorisation de 5,4 % — première hausse depuis plusieurs années, actée par la DGFiP via le BOFiP (Service-Public.fr)
  • 2024 : Gel des barèmes — aucune revalorisation, montants identiques à 2023
  • 2025 : Maintien intégral des barèmes 2024, confirmé par le calendrier officiel de Service-Public.fr
  • 2026 (prévision) : Barèmes a priori stables, dans l’attente du projet de loi de finances 2026 (Service-Public.fr)

Ce qui est confirmé

  • Barèmes inchangés pour 2025
  • Dernière hausse en 2023 à 5,4 %
  • Majoration 20 % VE effective
  • Barème unique national (pas de variations régionales)
  • URSSAF et impôts référencent le même barème
  • Publication DGFiP via BOFiP chaque année

Ce qui reste incertain

  • Évolution possible pour 2026 ou 2027
  • Variation mineure signalée pour barèmes motos dans sources tier3 (0,094 vs 0,099)
  • Potentiel ajustement lors du PLF 2026

Ce qu’il faut retenir des sources officielles

Cette année, comme en 2024, les barèmes kilométriques ne sont pas revalorisés. Leur niveau a été augmenté pour la dernière fois en 2023 à hauteur de 5,4 %.

— Service-Public.fr (portail officiel du gouvernement)

Ces allocations peuvent être exonérées de cotisations sociales dans la limite des montants fixés par le barème fiscal.

— URSSAF (organisme officiel de la Sécurité sociale)

Pour les salariés qui comptent sur leurs indemnités kilométriques pour absorber la hausse des prix du carburant et de l’assurance auto, l’absence de revalorisation constitue un manque à gagner réel. Les employeurs qui utilisent le barème comme référence voient leur charge de remboursement stagner alors que leurs coûts de fonctionnement continuent d’augmenter.

Pour les propriétaires de véhicules électriques, la majoration de 20 % reste un avantage concret — elle compensera partiellement l’amortissement plus élevé d’un VE tout en encourageant la transition écologique. Mais pour les conducteurs de véhicules thermiques qui n’ont pas accès à cette majoration, le barème 2025 représente une stagnation en euros constants.

En complément du barème des frais kilométriques 2025 inchangé, le forfait mobilités durables permet aux employeurs d’indemniser les déplacements écologiques domicile-travail.

Questions fréquentes

Le barème kilométrique change-t-il en 2026 ?

Rien n’est confirmé à ce stade. Le calendrier officiel indique un maintien probable des barèmes actuels en 2026, mais le PLF 2026 pourrait acter une revalorisation ou un nouveau gel selon le contexte budgétaire et inflationniste.

Comment utiliser le simulateur officiel des frais kilométriques ?

Le simulateur disponible sur impots.gouv.fr (accessible via ce lien) vous permet d’entrer votre puissance fiscale, votre distance annuelle et le type de véhicule (thermique ou électrique). L’outil calcule automatiquement le montant de votre déduction maximale — plus rapide que le calcul manuel, et gratuit.

Quel barème pour les voitures électriques en 2025 ?

Le barème appliqué aux voitures électriques correspond au barème thermique de votre puissance fiscale, majoré de 20 %. Une voiture de 5 CV avec 4 000 km génère donc 3 052,80 € au lieu de 2 544 € — la majoration s’applique au coefficient de base, pas au montant final.

Quelle différence entre frais réels et indemnités kilométriques ?

L’indemnité kilométrique est une forme de frais réels calculée selon le barème officiel — elle inclut tous les coûts de possession et d’usage du véhicule. Les frais réels au sens large peuvent aussi comprendre des postes non couverts par le barème (péages, stationnement, intérêts d’emprunt) sur justificatifs. L’option barème est plus simple ; l’option frais réels au réel peut être plus avantageuse si vos dépenses dépassent le barème.

Comment bénéficier de l’exonération URSSAF sur les indemnités kilométriques ?

L’exonération s’applique automatiquement si l’indemnité versée ne dépasse pas les montants du barème fiscal. Vous devez disposer d’un justificatif de trajet (carnet de bord, export GPS, déclarations de frais) et appliquer le barème correspondant à la puissance fiscale du véhicule utilisé par le salarié.

Quel est le barème pour les motos en 2025 ?

Pour les motos de 1-2 CV jusqu’à 3 000 km, le coefficient s’établit à d × 0,395. Pour les motos de 3-5 CV au-delà de 6 000 km, il retombe à d × 0,275. Les calculs varient selon la tranche de distance et la puissance — utilisez le tableau complet ou le simulateur impots.gouv.fr pour éviter les erreurs.

Quels sont les plafonds URSSAF pour les frais professionnels 2025 ?

La franchise minimale de déplacement (FMD) s’établit à 600 € maximum pour les frais professionnels en 2025, avec un plafond de 900 € si le salarié utilise également les transports en commun. Ces montants sont fixés par l’URSSAF et mis à jour chaque année.